En prenant le temps on arrive à ses fins. Il y a possibilité de rejoindre la playa Ancon, située à une dizaine de kilomètres par un bus navette au billet unique de 5 CUC (aller-retour), mais il faut trouver l'endroit où le prendre et là tout le monde est prêt à nous aider à trouver ...un taxi. En persévérant, nous trouverons enfin trace de ce bus à impérial découvert pour nous emmener à la plage souhaitée, les chapeaux bien attachés, les épaules protégées du soleil et en faisant attention à ne pas se prendre les fils électriques tendus entre les maisons et touchant parfois le haut du bus.
3h30 sur la plage, un peu à l'écart de l'hôtel à touristes mais avec les cubains pour profiter des joies de la plage. L'eau est vraiment chaude et on y entre sans aucune difficulté.
Comme sur chaque plage, c'est le défilé de marchands ambulants, principalement de vendeurs de pizzas qui passent et repassent toutes les deux minutes, ajoutez y ceux qui vendent des fruits, des chips, des promenades en bateau, des photos de vous avec un dauphin en plastique...l'animation est permanente. Ce sera l'occasion de recroiser nos deux amies américaines par le plus grand des hasards sur cette plage qui fait 12 km de long.
Retour pour une bonne douche car l'atmosphère est vraiment lourde, et c'est là que s'improvise la soirée raclette (coucou à Sandra) pour évacuer l'eau de la pluie tropicale de fin d'après midi. L'orage gronde et la pluie impressionnante va sans doute rafraîchir l'air et les esprits de certains cubains qui commencent à fêter le 26 juillet avec beaucoup d'avance (fête nationale) avec des boissons à base de rhum.
Nous regroupons ici tout ce qui nous semble intéressant de partager lors de notre voyage à Cuba en juillet 2017. Si cela peut vous aider à découvrir de nouveaux horizons, adresses, pays, personnes, ou tout simplement savoir ce que nous vivons, alors soyez les bienvenus
samedi 22 juillet 2017
Journée plage et raclette
Balade à cheval à TRINIDAD
La sortie que nous souhaitions faire est complète, quelque soit les agences que nous ayons pu faire, alors sur les conseils de la charmante hôtesse francophone de Cubatur, nous avons opté pour une sortie en calèche vers les montagnes au nord de la ville. A l'heure prévue, une calèche vient nous chercher à la casa pour nous emmener de l'autre côté de la ville, le centre étant interdit à la circulation. La sortie semble bien organisée et bien rodée. Une grande quantité de chevaux attend pour effectuer une balade sur une distance de 8 km, alternant route au départ, mais surtout chemins peu ou très peu carrossables. Comme nous avions demandé à faire cette sortie en calèche, nous voilà embarqués avec Dorita, une New-yorkaise venue avec sa fille et une amie de sa fille (Kia et Alex) avec lesquelles nous aurons passé une très agréable journée.
Notre coach que nous appellerons Ronaldo en raison de son maillot marqué du même nom, semble bien connaitre la route que plus d'une centaine de chevaux utilise à des fins touristiques. Notre cheval, surnommé Ferrari par Ronaldo semble trop connaitre aussi ce chemin. La fatigue, l'usure des montures et le peu de bienveillance des cavaliers vis-à-vis de leurs chevaux sont un peu déconcertants. Après une bonne demi-heure de calèche, première pause où l'on nous montre et fait déguster du jus de canne à sucre, fait très manuellement devant nous. Juste le temps de repartir pour une autre demi-heure de cheval jusqu'à une forêt que nous traverserons à pied pour déboucher sur une cascade d'eau atterrissant dans un premier grand trou d'eau puis dans un deuxième. L'affluence est importante, tout comme l'eau y est trouble, d'une part à cause du monde qui vient y patauger et d'autre part les quantités de crèmes solaires et anti-moustique qui forment une pellicule sur l'eau. Les organisateurs ont même installé un bar fait de bric et de broc pour y vendre quelques mojitos, rhums et autres boissons. Certains s'essaient malgré tout à la baignade, voir au plongeon un peu risqué des rochers proches.
Sur le retour, un repas est proposé, avec musique orchestrée par le comique du coin. Repas simple mais copieux et un peu cher vu les conditions d'exercice.
Notre retour prévu pour 14 heures s'est finalement fait pour 18 heures, le coach de notre calèche nous ayant fait la visite de ce que certains appellent le musée des locomotives ( trois loco des années 1940 garées à la queue leuleu en extérieur et sans entretien), puis le quartier des cubes format HLM, et pour finir les fabricants de céramiques.
Usés, fatigués et sales, nous rejoignons notre casa pour un bon décrassage avant d'aller tester un autre mojito et un autre restaurant du centre ville. Nous avons fait un restaurant dit d'État, le Plaza Mayor. Ça ne semble pas changer le goût des plats, l'ambiance y est plus simple tout comme les prix. Nous avons bien compris qu'ici, les prix peuvent facilement s'envoler. "Ici c'est TRINIDAD" nous a lancé un rabatteur. Tout est dit.
vendredi 21 juillet 2017
Musées et flâneries à Trinidad
Cette ville nous semble si agréable qu'on a décidé de modifier un peu notre parcours en restant une nuit de plus chez Blanca. Nous n'irons pas à Moron, ville un peu plus à l'est qui nous aurait permis d'aller voir Playa Coco. Non ce n'est pas "Coco plage" comme pourraient le penser certains nostalgiques que je vois sourire, mais un endroit presque aussi touristique que Varadero. Moron aurait pu être une étape intermédiaire mais un peu compliquée quand on n'a pas de véhicule et qu'on dépend des transports en commun.
Alors pour aujourd'hui, après un petit déjeuner très copieux, une fois de plus, la visite du musée d'histoire municipale nous permet de voir le type d'habitations qui ont été construites ici par les riches propriétaires espagnols des 17 et 18ème siècles. De grandes bâtisses, très hautes de plafond avec de grandes ouvertures en interne comme sur la rue pour laisser passer des courants d'air. Ces fenêtres n'ont pas de verre, mais des grilles en bois ou fer forgé, pouvant être fermées par des volets en bois. Un mirador permet, en utilisant des escaliers en bois très étroits et peu pratiques, d'accéder à une vue panoramique sur la ville et la mer non loin avec notamment la péninsule d'Ancon. Ces maisons coloniales souffrent malheureusement d'un manque d'entretien évident. Seules celles reprises comme casas, des restaurants, des boutiques ou des particuliers avec un peu d'argent sont maintenues en état. Ici c'est peu particulier. La ville a été inscrite au patrimoine de l'humanité par l'UNESCO, ce qui en a fait une destination touristique qui permet le maintien en à peu près bon état des bâtisses du centre.
A quelques encablures de notre première visite, le "museo de la lucha contra los bandidos" retrace une histoire très cubaine de la revolucion, histoire qui imprègne toujours fortement le pays. Entre nous, ce musée rivalise facilement avec celui que nous avons vu à la Havane, avec un côté moins austère et des explications plus faciles à comprendre. Possibilité aussi de monter dans le clocher de l'ancien couvent pour y faire de belles prises de vue (sont pas très forts en escaliers non plus ici).
Notre changement de programme nous oblige a quelques démarches, mais ici tout s'arrange, suffit de pas être pressé et nos déambulations entre agences de tourisme, la casa, la banque, la quête d'eau et la gare routière, tout ça sous une chaleur toujours écrasante, nous ont fait passer le temps très vite. Nos flâneries nous ont aussi amenées sur les marchés artisanaux installés dans les rues proches du centre historique. L'artisanat local se limite à la broderie, soit disant tout fait à la main, et aux galeries d'art, principalement de peintures. Pour le reste, l'artisanat est de moindre qualité et peu variée. On n'a pas compté les vendeurs qui proposent des sacs à main faits en capsules de bouteille de bière et les recettes de boissons locales pyrogravées sur du contreplaqué et autres bibelots en rapport soit avec le pays, soit le Che, soit avec le rhum.
Côté gastronomie, nous avons également modifié nos habitudes. Le petit déjeuner étant très copieux, nous ne prenons dans l'après midi qu'un en-cas sur le pousse, préférant faire un bon repas le soir. Et ce soir, après un apéritif pris dans la rue (nombreux sont les bars proposant les principaux apéritifs locaux à savoir le mojito, la Pina collada, le Daiquiri, le Cuba libre et la Canchanchara), nous avons pu découvrir un restaurant très agréable, "El Jigüe". De plus, un orchestre, celui de Patato Valdez et ses 4 musiciens, a donné un véritable goût cubain à l'atmosphère. Ce soir, la musica était partout dans le centre. Quel délice! Je crois bien qu'on a croisé Compay Segundo et Ibrahim Ferrer du Buena Vista Social Club...
jeudi 20 juillet 2017
Trinidad
Sans billet de réservé, nous faisons le forcing pour prendre un bus de la compagnie Viazul, qui selon les uns passe à 9 heures, pour d'autres à 9h30 et encore pour d'autres à 10 heures: c'est ça aussi Cuba, no stress. La seule chose sur laquelle tout le monde est d'accord, c'est l'endroit (près du tank en exposition, il n'y a ni panneau, ni abri mais des rabatteurs et taxis près à emmener s'il n'y avait plus de place dans le bus). L'heure officielle, nous l'apprendrons sur place est 9h55 et il est arrivé à 9h45... Il s'agit de la ligne La Havane-Trinidad qui fait un peu aussi la côte à partir de Playa Larga. Nous prenons les toutes dernières places et embarquons pour 3h30 de route plus ou moins bonne (je dirai plutôt moins) pour environ 180 km. Le chauffeur qui n'a pas arrêté de parler d'une voix forte et portante pendant tout le trajet, s'est permis de nombreux arrêts pour faire son petit business et faire des arrêts un peu partout où les locaux le demandaient. L'arrivée à Trinidad fut aussi un grand moment vu l'affluence de rabatteurs et taxis. Une chaine a même été tendues par la compagnie à l'entrée de la gare routière pour délimiter l'accès à cette nuée de crieurs qui veulent te faire venir chez eux par tous les moyens. Pour notre part, comme il était prévu qu'on vienne nous chercher, nous avons patienté... longtemps, jusqu'à ce que nous partions, en traversant avec difficultés les chauffeurs de taxi à vélo très volontaires. C'est par hasard sur le chemin que notre hôte nous reconnaît (on se demande comment, mais on doit avoir de bonnes têtes de Français).
L'accueil dans cette nouvelle casa est exemplaire, on s'y sent à l'aise tout de suite. Blanca, sa mère et ses deux enfants, Alma et Modesto sont tous charmants et aux petits soins, toujours avec le sourire.
Un premier tour de la ville sous une très forte chaleur nous donne une très bonne impression. Rues pavées, fermées en grande partie aux véhicules, beaucoup de couleurs différentes dans toutes les rues, de grandes maisons coloniales avec des ferrures imposantes à chaque fenêtre, très ouvertes pour aérer et permettant ainsi de voir des intérieurs hérités des années où la ville était aux mains de riches producteurs et négociants de canne à sucre. Comme à chaque fois, nous ne nous arrêtons pas à ce qu'il est demandé de visiter dans les guides et cherchons toujours les sentiers non battus. Et là on découvre aussi ce que furent les maisons des autres, ceux qui travaillaient pour les propriétaires; c'est nettement moins grand, mais ce fut aussi certainement un jour coloré et charmant, mais le manque de travaux et d'entretien en ont fait des quartiers pauvres. Malgré tout l'accueil y est aussi agréable, chacun y allant de son petit "hola", avec un petit signe de la main et un sourire.
La musique semble aussi très présente ici. En fin de journée, des orchestres s'installent sur les terrasses, mais pour cette première journée, notre choix s'est porté sur une soirée à la casa de Blanca (ce n'est pas un jeu de mots), où elle nous servira un repas très complet avec des crevettes cuisinées avec une nouvelle recette maison.
Dans ce secteur, il y a foule de moustiques aussi et la crème anti moustique est un bien totalement indispensable ici; sortir sans application serait faire encourir un risque de démangeaisons irréversibles et gâcherait un peu le séjour.
Ultimo
C'est ce soir que nous reprenons l'avion après un peu plus de deux semaines intenses. Des paysages, des sensations, des souvenirs et...