vendredi 21 juillet 2017

Musées et flâneries à Trinidad

Cette ville nous semble si agréable qu'on a décidé de modifier un peu notre parcours en restant une nuit de plus chez Blanca. Nous n'irons pas à Moron, ville un peu plus à l'est qui nous aurait permis d'aller voir Playa Coco. Non ce n'est pas "Coco plage" comme pourraient le penser certains nostalgiques que je vois sourire, mais un endroit presque aussi touristique que Varadero. Moron aurait pu être une étape intermédiaire mais un peu compliquée quand on n'a pas de véhicule et qu'on dépend des transports en commun.
Alors pour aujourd'hui, après un petit déjeuner très copieux, une fois de plus, la visite du musée d'histoire municipale nous permet de voir le type d'habitations qui ont été construites ici par les riches propriétaires espagnols des 17 et 18ème siècles. De grandes bâtisses, très hautes de plafond  avec de grandes ouvertures en interne comme sur la rue pour laisser passer des courants d'air. Ces fenêtres n'ont pas de verre, mais des grilles en bois ou fer forgé, pouvant être fermées par des volets en bois. Un mirador permet, en utilisant des escaliers en bois très étroits et peu pratiques, d'accéder à une vue panoramique sur la ville et la mer non loin avec notamment la péninsule d'Ancon. Ces maisons coloniales souffrent malheureusement d'un manque d'entretien évident. Seules celles reprises comme casas, des restaurants, des boutiques ou des particuliers avec un peu d'argent sont maintenues en état. Ici c'est peu particulier. La ville a été inscrite au patrimoine de l'humanité par l'UNESCO, ce qui en a fait une destination touristique qui permet le maintien en à peu près bon état des bâtisses du centre.
A quelques encablures de notre première visite, le "museo de la lucha contra los bandidos" retrace une histoire très cubaine de la revolucion, histoire qui imprègne toujours fortement le pays. Entre nous, ce musée rivalise facilement avec celui que nous avons vu à la Havane, avec un côté moins austère et des explications plus faciles à comprendre. Possibilité aussi de monter dans le clocher de l'ancien couvent pour y faire de belles prises de vue (sont pas très forts en escaliers non plus ici).
Notre changement de programme nous oblige a quelques démarches, mais ici tout s'arrange, suffit de pas être pressé et nos déambulations entre agences de tourisme, la casa, la banque, la quête d'eau et la gare routière, tout ça sous une chaleur toujours écrasante, nous ont fait passer le temps très vite. Nos flâneries nous ont aussi amenées sur les marchés artisanaux installés dans les rues proches du centre historique. L'artisanat local se limite à la broderie, soit disant tout fait à la main, et aux galeries d'art, principalement de peintures. Pour le reste, l'artisanat est de moindre qualité et peu variée. On n'a pas compté les vendeurs qui proposent des sacs à main faits en capsules de bouteille de bière et les recettes de boissons locales pyrogravées  sur du contreplaqué et autres bibelots en rapport soit avec le pays, soit le Che, soit avec le rhum.
Côté gastronomie, nous avons également modifié nos habitudes. Le petit déjeuner étant très copieux, nous ne prenons dans l'après midi qu'un en-cas sur le pousse, préférant faire un bon repas le soir. Et ce soir, après un apéritif pris dans la rue (nombreux sont les bars proposant les principaux apéritifs locaux à savoir le mojito, la Pina collada, le Daiquiri, le Cuba libre et la Canchanchara), nous avons pu découvrir un restaurant très agréable, "El Jigüe". De plus, un orchestre, celui de  Patato Valdez et ses 4 musiciens, a donné un véritable goût cubain à l'atmosphère. Ce soir, la musica était partout dans le centre. Quel délice! Je crois bien qu'on a croisé Compay Segundo et Ibrahim Ferrer du Buena Vista Social Club...

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