jeudi 20 juillet 2017

Trinidad

Sans billet de réservé, nous faisons le forcing pour prendre un bus de la compagnie Viazul, qui selon les uns passe à 9 heures, pour d'autres à 9h30 et encore pour d'autres à 10 heures: c'est ça aussi Cuba, no stress. La seule chose sur laquelle tout le monde est d'accord, c'est l'endroit (près du tank en exposition, il n'y a ni panneau, ni abri mais des rabatteurs et taxis près à emmener s'il n'y avait plus de place dans le bus). L'heure officielle, nous l'apprendrons sur place est 9h55 et il est arrivé à 9h45... Il s'agit de la ligne La Havane-Trinidad qui fait un peu aussi la côte à partir de Playa Larga. Nous prenons les toutes dernières places et embarquons pour 3h30 de route plus ou moins bonne (je dirai plutôt moins) pour environ 180 km. Le chauffeur qui n'a pas arrêté de parler d'une voix forte et portante pendant tout le trajet, s'est permis de nombreux arrêts pour faire son petit business et faire des arrêts un peu partout où les locaux le demandaient. L'arrivée à Trinidad fut aussi un grand moment vu l'affluence de rabatteurs et taxis. Une chaine a même été tendues par la compagnie à l'entrée de la gare routière pour délimiter l'accès à cette nuée de crieurs qui veulent te faire venir chez eux par tous les moyens. Pour notre part, comme il était prévu qu'on vienne nous chercher, nous avons patienté... longtemps, jusqu'à ce que nous partions, en traversant avec difficultés les chauffeurs de taxi à vélo très volontaires. C'est par hasard sur le chemin que notre hôte nous reconnaît (on se demande comment, mais on doit avoir de bonnes têtes de Français).
L'accueil dans cette nouvelle casa est exemplaire, on s'y sent à l'aise tout de suite. Blanca, sa mère et ses deux enfants, Alma et Modesto sont tous charmants et aux petits soins, toujours avec le sourire.
Un premier tour de la ville sous une très forte chaleur nous donne une très bonne impression. Rues pavées, fermées en grande partie aux véhicules, beaucoup de couleurs différentes dans toutes les rues, de grandes maisons coloniales avec des ferrures imposantes à chaque fenêtre, très ouvertes pour aérer et permettant ainsi de voir des intérieurs hérités des années où la ville était aux mains de riches producteurs et négociants de canne à sucre. Comme à chaque fois, nous ne nous arrêtons pas à ce qu'il est demandé de visiter dans les guides et cherchons toujours les sentiers non battus. Et là on découvre aussi ce que furent les maisons des autres, ceux qui travaillaient pour les propriétaires; c'est nettement moins grand, mais ce fut aussi certainement un jour coloré et charmant,  mais le manque de travaux et d'entretien en ont fait des quartiers pauvres. Malgré tout l'accueil y est aussi agréable, chacun y allant de son petit "hola", avec un petit signe de la main et un sourire.
La musique semble aussi très présente ici. En fin de journée, des orchestres s'installent sur les terrasses, mais pour cette première journée, notre choix s'est porté sur une soirée à la casa de Blanca (ce n'est pas un jeu de mots), où elle nous servira un repas très complet avec des crevettes cuisinées avec une nouvelle recette maison.
Dans ce secteur, il y a foule de moustiques aussi et la crème anti moustique est un bien totalement indispensable ici; sortir sans application serait faire encourir un risque de démangeaisons irréversibles et gâcherait un peu le séjour.

Ultimo

C'est ce soir que nous reprenons l'avion après un peu plus de deux semaines intenses. Des paysages, des sensations, des souvenirs et...