Il y a plusieurs possibilités de visiter cette très belle vallée de Vinales, que ce soit à VTT, en voiture, à cheval ou à pied. Cette dernière solution est celle que retenons avec Patrick, un Aixois déjà rencontré à la Havane et qui se trouve une fois de plus dans la même casa que nous. Armés de baskets, de crèmes, l'une solaire, l'autre anti moustiques et d'une grande bouteille d'eau, nous rejoignons Xavier, un guide cubain et francophone avec 3 autres français. Nous avons aussi prévu des capes en plastique au cas où l'orage menaçant se réveillerait et bingo! On s'est pris la pluie. Ici la terre est rouge (composée en grande partie d'oxyde de fer), c'est très beau, sauf que quand la pluie s'y mélange, ca me rappelle mes années de poterie: ni plus ni moins que de l'argile glissante sous nos baskets allourdies par une grosse épaisseur de glaise.
Ça c'était de côté météo qui a donné un peu de piment à cette randonnée sur une petite partie du parcours, mais pour le reste, ce fut une très belle découverte de cette vallée.
Ce qui une des particularités de cette région, ce sont des espèces de pains de sucre, tout de calcaire constitués, émergent par groupes avec une flore très riche et omniprésente. Notre guide a pris le temps de tout nous montrer et expliquer tout au long des 5 heures de randonnée. Outre le côté botanique avec les mangues, bananes, papayes, citrons, flamboyants, caféiers, avocatiers, arbres à cajou (j'en oublie plein), Xavier nous a aussi fait passer par des fermes où une démonstration de fabrication de cigares a été faite, puis la fabrication de A à Z du café avec dégustation et enfin un piège à touristes, "piège à gogo" pour nous proposer différentes boissons, notamment à base de rhum bien sûr. Pour les cigares, je tiens a en rassurer certains: je n'ai pas testé même si on nous a dit qu'ils n'étaient pas forts. Mais pour le mojito, j'ai apprécié comme tout le groupe. D'ailleurs ce breuvage a eu des effets "euphorisants" sur certains en fin de marche.
C'est avec des chaussures méconnaissables et de la terre rouge un peu partout que nous avons rejoint notre casa pour un bon décrassage de peau et un bon brossage de baskets.
Cette ville de campagne est bien agréable à vivre, les touristes ne s'y trompent pas, même si le côté touristique de masse va rendre rapidement cette bourgade comme un enfer. Pour preuve, à deux pas de la place centrale qui devrait être un endroit calme et agréable à vivre, un complexe hôtelier est en construction 24 heures sur 24. L'offre de logements est déjà très fournie (quasiment une maison sur deux propose un casa) ; l'arrivée d'un nouveau complexe hôtelier risque de faire venir encore plus de bus transformant ce petit village en un parc d'attraction avec tous ses inconvénients. On comprend très bien que pour les cubains le tourisme est primordial. Chacun souhaite en profiter et avoir sa part du gâteau, mais la concurrence est très forte. Vous ne pouvez pas traverser une rue sans être interpellé par divers rabatteurs qui vont vous proposer un taxi, un restaurant, une boutique à visiter, une carte (certainement fausse) de connexion à internet, des cigares (eux aussi contrefaits) et tant d'autres choses. Cela devient parfois pesant et par courtoisie, on les remercie d'un "no, gracias" ou d'un petit signe de la main sachant très bien que pour c'est vital.
La double monnaie, CUC et pesos, complique tout et fait s'envoler les prix. Moi président de Cuba, ma première décision sera de supprimer les CUC. ;-)
Nous regroupons ici tout ce qui nous semble intéressant de partager lors de notre voyage à Cuba en juillet 2017. Si cela peut vous aider à découvrir de nouveaux horizons, adresses, pays, personnes, ou tout simplement savoir ce que nous vivons, alors soyez les bienvenus
dimanche 16 juillet 2017
La vallée de Vinales
Ultimo
C'est ce soir que nous reprenons l'avion après un peu plus de deux semaines intenses. Des paysages, des sensations, des souvenirs et...