mardi 18 juillet 2017

Cap à l'est

Autant le réseau de bus de la compagnie d'État Viazul semble dépassé ici (retards inexpliqués, réseau peu développé en dehors des grandes lignes), autant les réseaux parallèles se sont organisés pour couvrir toutes les distances. Nous souhaitons rejoindre la station de Playa Larga à environ 350 kilomètres de Vinales et il y a pléthore d'offres, que ce soit dans chaque casa, à l'agence Infotur ou même dans la rue. Nous optons pour l'offre de Hayden, qui propose  du "porte à porte" et avec air conditionné dans le taxi. A l'heure précise nous embarquons dans un superbe véhicule pour la traversée d'un tiers du pays. Notre chauffeur semble bien rodé à l'exercice, mais pas locasse du tout, on ne semble être que de la marchandise à transporter. A très vive allure, nous avons quand même le temps de découvrir le paysage et surtout le mode de conduite local. Si vous souhaitez un jour conduire sur une autoroute cubaine, pensez à oublier votre code de la route. D'abord, roulez toujours à gauche et doublez par la droite, là où la chaussée est en mauvais état. N'oubliez pas le coup de klaxon en passant. Prenez garde à tout ce qu'on ne devrait pas voir sur une autoroute (piétons, vélos, tracteurs, animaux...). Sous chaque pont, un grand nombre de personnes attend qu'un véhicule les emmène contre quelques pesos. On voit même certains tendre quelques billets. Si vous voulez du carburant, c'est plus compliqué; on aura vu une seule station et il n'y a personne. Notre chauffeur a soudainement traversé le terre plein central et pris un chemin de terre en pleine campagne où des bidons d'essence nous attendaient. Ça sent le trafic tout ça, un peu d'économie parallèle qui profite un peu à tous.
Arrivés près de la Havane, tout le monde descend! On nous transfère dans un autre taxi qui va nous emmener à bon port, malgré quelques sueurs froides. Et pour finir on s'est presque fait enguirlander parce qu'on n'avait pas l'adresse de notre casa, alors que justement, il n'y a pas d'adresse et pas de nom de rue à Playa Larga. Mais en donnant le nom indiqué sur le guide, notre chauffeur nous a fait comprendre que c'était si simple.
Changement de lieu, changement de décor. L'air de la mer toute proche permet de nous rafraîchir, il faut dire qu'il est 13 heures, l'heure la plus chaude. Le soleil est au zénith et nous marchons sur notre ombre; couvre chef obligatoire, un coup de soleil dans le cou me le rappelle. Nous découvrons l'eau turquoise et sa température impressionnante. Même le plus frileux ne peut résister, et je sais de quoi je parle.
Pause déjeuner dans une gargote pour le prix imbattable de 22 pesos soit 0,88 euro pour deux pizzas (l'aberration de la double monnaie). En fin d'après midi et avant le risque d'orage, retour sur la même plage. Cette plage un peu à l'écart du village ne semble utilisée que par les cubains. Malheureusement, l'entretien est très limité, mais ne change rien à l'eau qui en cette fin de journée s'est un peu agitée et a perdu sa couleur "canard-WC".
Pour bien finir la journée et continuer à prendre goût à la gastronomie locale, Ameris, propriétaire de la casa du même nom, nous propose des langoustes... Qui pourrait refuser ? Préparation différente d'hier mais aussi agréable au palais.

Ultimo

C'est ce soir que nous reprenons l'avion après un peu plus de deux semaines intenses. Des paysages, des sensations, des souvenirs et...