vendredi 14 juillet 2017

Le Malecon et les vieilles voitures

S'il y bien au moins deux choses à faire ou voir à la Havane, c'est bien le Malecon et un tour en vieille voiture. Pour le premier, c'est le soir, juste pour le coucher du soleil qu'il faut se rendre sur le fronton de mer. Imaginez une grande et large avenue, un remblai, un petit muret et derrière quelques petits rochers où viennent mourir les vagues, mais surtout cette ambiance de fin de journée où la chaleur semble vouloir s'estomper, où les habaneros sortent de leurs vieilles maisons pour prendre le frais du soir. La nuit tombe vite ici: 20h30 et le soleil disparait. Mais vous n'oublierez pas cette atmosphère de lumière orangée qui donne une belle couleur aux gens. Plus loin, nous y voyons les pêcheurs à la ligne à la pêche miraculeuse de petits poissons et puis un trompettiste assis sur le muret, interprétant quelques classiques. Petite discussion en français avec le musicien avant de rentrer par les rues sombres et très mal éclairées de ce quartier qui semble avoir connu la guerre quand on voit l'état de délabrement des constructions. Petit resto typique où on mange pour une poignée de pesos un plat très consistant accompagné de riz mélangé avec des haricots rouge.



En ce matin du deuxième jour, nous souhaitons trouver une connexion internet. Il faut savoir que ce réseau est très peu développé ici, on parle d'une volonté de l'État de vouloir contrôler. Alors deux solutions: aller dans un grand hôtel et payer le prix fort, soit 6 euros de l'heure de connexion, soit faire comme tout le monde, acheter une carte. Après l'épisode banque d'hier, encore une belle démonstration de la vie cubaine. D'abord, il faut trouver l'endroit où se vendent les cartes. Pour nous, c'est à force de questionner les gens dans la rue que nous finissons par trouver LE bureau de la compagnie Etecsa, seule habilitée à vendre les césames. Et là, se constitue dans un immense hall un groupe de personnes qui forment en fait une queue désordonnée. Comme on a compris le système, il faut demander "l'ultimo" qui est celui qui devra passer avant toi. Au bout de 3 bons quarts d'heure, un agent de sécurité nous faut entrer dans un bureau constitué de plusieurs guichets. Et là, rebelote, passeport, enregistrements et enfin les fameuses cartes valables pour une heure d'Internet. On fait le plein limité à 3 heures chacun pour 9 CUC. Mais c'est pas fini! Maintenant faut trouver un Wi-Fi point ! Z'auraient pas pu le faire au même endroit, non! Encore un bon quart d'heure de recherches avant de pouvoir enfin nous connecter et grâce à toutes ces démarches qui nous auront pris une partie de la matinée, vous pouvez lire ces lignes. Heureusement qu'on avait pris un énorme petit déjeuner à la Casa.
point Wifi

On trouvera ensuite sans difficulté la deuxième programmation que nous nous étions fixée pour cette journée, à savoir un tour en vieille américaine. Notre choix se porte sur une Ford "Thunderbird" année 1958 décapotable rouge; les connaisseurs apprécieront. Casquette et crème solaire comme armures et nous voilà partis pour un tour de la ville avec passage devant quelques monuments incontournables mais pas toujours très esthétiques de la Habana. Petite pause sur la plaza de la revolućion, avec la sculpture géante de Che Guevara et d'un autre révolutionnaire. Ici ont eu lieu d'immenses rassemblements et on imagine encore Fidel Castro arrangant pendant des heures la foule de ses fameux discours révolutionnaires anti capitaliste et surtout anti américains. Le reste de la balade très agréable au son du V6 ou V8 nous permet de traverser d'immenses artères avec très peu de véhicules. En effet, avoir une voiture ici reste rare, parce que c'est cher (il y a des taxes, et le salaire moyen n'est que de 30 CUC par mois) et parce qu'il n'y en a pas...
De retour de notre sympathique balade, on nous a conseillé de visiter le musée de la révolution que nous ne conseillerons pas. C'est vieillot, pas entretenu, pas trop organisé, mal structuré, et assez pauvre (quasiment que des photos noir et blanc avec sous-titres en espagnol et anglais). En plus, nous constatons  qu'il existe un tarif exorbitant pour les non cubains à 8 CUC par tête de touriste. Retour à la casa pour réserver le taxi pour demain et encore une journée bien remplie.

Ultimo

C'est ce soir que nous reprenons l'avion après un peu plus de deux semaines intenses. Des paysages, des sensations, des souvenirs et...